Les recommandations des états européens ayant évoluées en matière de sécurité depuis fin 2017, le tourisme est reparti en Mauritanie, notamment dans la région des hautes terres de l’Adrar !
A nous le retour à la nature, les treks, les raids 4×4 et les bivouacs au clair de lune, loin des villes, près des étoiles.
Cette région longtemps inaccessible se réveille, après dix longues années d’un sommeil de plomb. La Mauritanie, pays de l’Afrique de l’Ouest posé sur le littoral atlantique, est un écrin de vastes étendues de sable, arides, et de villes, intemporelles.
Nous aurions pu opter pour le dromadaire, mais c’est en 4×4 que nous avons décidé d’explorer une petite partie de l’Adrar : une aventure enrichissante, pendant laquelle nous n’avons ressenti aucune agressivité.
Un road-trip, cinq véhicules, cinq jours de voyage, 1 750 kilomètres de pistes et de sable, aux portes du Sahara.
Depuis le barrage anti-sel de Diama à la frontière sénégalaise, au poste de Birette côté mauritanien, il faut traverser une partie du parc national du Diawling (sur la rive droite du fleuve Sénégal), avant de prendre la RN1 pour rejoindre la route de Nouackchott, la capitale (ce sera l’occasion d’y acheter des « khaimas » – tentes mauritaniennes). Les bords de route, chauffés par le sable et l’asphalte, offrent un peu d’ombre sous les nombreuses variétés d’acacias épineux. La route est mauvaise, balayée par le vent et le sable, presque désertique. Malgré les nombreux barrages et contrôles d’identité, nous avons rapidement rejoint puis traversé la capitale, avant de longer le bord de mer et les carrières de sable, puis d’installer notre campement dans les dunes à l’abri du vent. On n’oublie pas sa première nuit sous les étoiles, ni les discussions autour du feu de camp, à regarder le guide préparer le thé à la menthe. On n’oublie pas non plus le premier réveil, loin de tout, et le partage du petit-déjeuner les pieds dans le sable, l’esprit embrumé au soleil levant. Planter le bivouac tous les soirs dans un autre lieu c’est fastidieux, mais le bord de plage ou l’intérieur du pays offrent des paysages bien différents.
Les dunes de sable sont un merveilleux terrain de jeu mais attention, « le dune bashing » est un exercice délicat, il faut être patient, bien équipé, et surtout bien accompagné !
Il est indispensable d’avoir un excellent guide, car en dehors des voies principales, le pays est peu balisé. Les possibilités sont multiples. Après le sable, on peut aussi chercher la fraîcheur des oasis, y dormir et s’y baigner, comme dans celle de Tergit, aux formidables falaises, palmeraies et cascades.
Après avoir passé Atar (capitale de l’Adrar) et rejoint le plateau, vous atteignez une zone riche en sites rupestres. Parmi eux, les grottes d’Agrour, où Fadel vous montrera les peintures d’hommes et d’animaux vieilles de plusieurs milliers d’années. Puis dans ce paysage de western, à peine un peu plus loin, se trouve le Fort Sagane ; construit en 1984 pour les besoins du film d’Alain Corneau, ses murs de pierres se dressent au pied des montagnes.
Enfin, à environ 50kms de Atar, un des sites les plus intéressants à visiter est la ville de Chinguitti (« la Sorbonne du désert ») avec ses murs de pierre et de terre. Patrimoine de l’humanité classé par l’Unesco., la vieille ville est considérée comme la 7ième ville sainte de l’islam. Elle est réputée pour conserver des milliers de manuscrits anciens, des savoirs juridiques scientifiques et religieux. El-Mahmoud, le conservateur, un sage érudit, vous racontera l’histoire de la Mauritanie et vous serez réellement captivés par ses récits !
Ne manquez pas de monter sur le toit de la bibliothèque pour profiter de la belle vue !
Le voyage ne s’arrête pas là car d’autres sites remarquables comme Ouadane et la réserve naturelle de Nouadhibou sont aussi à visiter !