Kinshasa est une performance. Méga-ville où cohabitent plus de 12 millions d’habitants et les inégalités les plus criantes de la planète, la survie est devenue un art du quotidien.

Au coeur de la mondialisation depuis sa création, Kinshasa subit les conséquences sociales et économiques d’un marché toujours plus mondialisé. Cette prédation économique subie par la RDC depuis des décennies n’explique pas à elle seule la complexité des réalités vécues par les Congolais de la capitale. Mais ses disparités ont engendré malgré elle une réorganisation sociale et l’émergence d’une scène culturelle foisonnante.


 

L’art performatif s’invite dans les rues kinoises au début des années
2000. Par petites touches, des artistes issus de l’académie des Beauxarts et connectés au reste du monde ont pris possession de l’espace public pour dénoncer les maux du quotidien.

En deux décennies, cette scène a profondément évolué. Les artistes d’une nouvelle génération s’attaquent à leur tour à l’éveil des consciences et dénoncent la pollution, omniprésente dans la capitale congolaise, et à ses causes: la surconsommation de plastique, la mauvaise gestion de la chose publique, le manque d’éducation.
Dans ces quartiers de Kinshasa où tout fait défaut, ces artistes réimaginent leur ville et créent des mythes contemporains qui remettent en question notre modernité.


 

Dans ces quartiers de Kinshasa où tout fait défaut, ces artistes réimaginent leur ville et créent des mythes contemporains qui remettent en question notre modernité.