Les favelas de Brondo et de Kibera, à Lubumbashi et Nairobi, ont en commun un environnement chaotique. Lieux du désordre, ou du désastre, c’est selon.

Les marécages de la désolation. L’homme se fond dans ce capharnaüm pour y disparaître totalement. Une plongée dans un univers qui l’absorbe tant il est engloutit, enseveli. Il disparaît. Il est devenu invisible.
Le plasticien Trésor Malaya crée par son travail une sorte de confrontation, un rapprochement, plutôt, entre Brondo et Kibera. Au capharnaüm l’artiste oppose la recherche de la pureté dans la création- sorte de « non-ordre lumineux » – à ce chaos urbanistique.
Peinture, installation, performances, Trésor Malaya se fait œuvre d’art sur la toile comme en dehors, afin de pouvoir incarner les pulsions artistiques de ces quartiers dont, pourtant, la spontanéité, la vie, révèlent leurs parts de fraîcheur et d’optimisme, leurs musiques propres.

Découverte Trésor Malaya 4
Peintre, performeur et scénographe, Trésor Malaya vit à Lubumbashi en République démocratique du Congo. Son travail est régulièrement présenté à Kinshasa, il expose également à la Galerie d’Art Contemporain Dialogues et à la Halle de l’Étoile de Lubumbashi. Entre fin mai et mi-août 2014, il était en résidence internationale de création au Kuona Trust de Nairobi, connu comme étant le plus grand centre d’art du continent africain. Ce séjour s’est clôturé par une exposition au sein même de la galerie kenyane.

Kefar-Nahum City, La leçon des invisibles fut accueillie à New-York en décembre 2014 dans le cadre d’une exposition collective à la galerie Afro Art East Africa. Et à la Galerie d’Art Contemporain Dialogues, à Lubumbashi en RDC en 2015.

 

Texte Marie-Aude Priez