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Embarquez-vous à la découverte de contrées sauvages. Une aventure où vous êtes votre propre chauffeur, à travers les grands espaces du territoire du Kaokoland en Namibie.

Caractérisée par des paysages époustouflants aux contrastes saisissants, la Namibie est un vaste pays où les animaux sauvages paissent dans le halo des mirages, où s’offre à vous le spectacle prodigieux de la vie sauvage.

Situé dans le Nord du pays, le Kaokoland est la région la moins parcourue et la plus reculée de la Namibie, où l’on peut s’immerger dans de vastes étendues à perte de vue. C’est l’une des seules contrées encore réellement sauvages… Un paradis perdu, aux paysages d’une beauté sans fin.

Le Kaokoland est le territoire de la tribu nomade des Ovahimbas (Himbas), des pasteurs pacifistes qui vivent encore au rythme de leurs traditions ancestrales. Les visiteurs ne sont les bienvenus que s’ils sont accompagnés d’un guide, qui négocie en plus de ses propres honoraires, des aliments et des provisions à offrir à la tribu. Les Himbas sont très photogéniques, mais, d’ordinaire, ils ne se laisseraient pas facilement photographier. Cela dit, comme ils se sont progressivement habitués à ces « conditions d’échange », ils se prêtent tranquillement aux photos, du moment que vous ne succombez pas à la chaleur, aux mouches et au soleil de plomb.

Himbas de Namibie

Notre périple démarre à Opuwe et sillonne à travers un petit avant-poste, Okangwati, pour se terminer aux magnifiques chutes d’Epupa. Les chutes sont alimentées par le fleuve Kunene, seule source d’eau permanente de la région, qui forme la frontière naturelle entre la Namibie et l’Angola. De somptueux paysages de cascades, de palmiers, de montagnes escarpées et de dunes spectaculaires récompensent le voyageur épuisé par la route tout au long de la ceinture de ce fleuve. Si vous campez au gîte et au camping des chutes d’Epupa, vous vous retrouverez au beau milieu d’une oasis luxuriante à l’ombre des palmiers, avec des douches écologiques chaudes et revigorantes, où vous pourrez vous remettre de votre interminable périple sur les routes poussiéreuses.

Les chutes d'Epupa dans le fleuve Kunene

Depuis cette oasis, la route vers l’ouest qui retourne à Okangwati en passant par le col de Van Zyls, célèbre pour son franchissement délicat, est la seule voie pour accéder à la vallée de Marienfluss, notre prochaine destination. Le plan d’information officiel du Kaokoland indique clairement que ce périple ne peut être entrepris que d’est en ouest, du fait du terrain impraticable et escarpé. L’itinéraire à suivre est le suivant : le soir du premier jour, rejoignez le camping du col de Van Zyls et, le deuxième jour au petit matin, lancez-vous dans la traversée périlleuse après un bon petit-déjeuner. Ne perdez pas un instant, car le voyageur moyen doit prévoir 5 bonnes heures pour parcourir les quelque 12 km de ce périple. Vous ne manquerez pas de savourer les vues époustouflantes sur les montagnes et les plaines sans fin, sans parler des montées d’adrénaline lors du contournement des crevasses et des roches jonchées çà et là, et des remaniements à effectuer sur la route en rempilant prudemment les roches afin de niveler la voie pour nos 4X4 imposants.

Au cours de l’après-midi, la route sillonne et serpente pendant des heures qui semblent interminables à travers la savane africaine spectaculaire et les chaînes montagneuses ondulantes, et il faut résister à la tentation de s’arrêter pour prendre des photos afin de s’assurer d’atteindre le prochain camping officiel, qui se trouve 100 km plus loin.

Vallée de Marienfluss, Namibie

C’est également dans le Kaokoland que vivent les célèbres éléphants, rhinocéros, lions et girafes du désert, qui se sont progressivement adaptés pour survivre dans ces conditions. Il n’est pas rare de voir galoper des troupeaux de zèbres et quelques gemsboks solitaires au loin. Le dernier chapitre de notre aventure nous a amenés le long du lit de la rivière Hoarusib, qui mène à Puros. Là, nous avons pu connaître l’exaltation de la conduite à travers des cours d’eau, l’exaspération d’être embourbés dans des sables mouvants et l’immense privilège de camper dans les espaces sauvages et d’observer les étoiles jusque tard dans la nuit.

Arrivés à Puros, nous avons enfin pu nous désaltérer avec une bière bien fraîche et savourer quelques encas provenant de Sesfontein, notre prochaine étape, qui signera finalement notre retour à la civilisation.

 

Photos Robbert Koene – Texte Gerda Genis